Un vignoble
à échelle humaine

Les vignerons, Marc Théberge et Eve Rainville, ont rêvé de leur vignoble pendant 14 ans.
Devenu réalité, ce rêve repose sur des valeurs influencées par le respect :

  • le respect de l’être humain s’exprime à travers les certifications obtenues par les vignerons;
  • des cépages et un terrain adaptés au Québec respectent l’environnement;
  • l’optimisation du travail au champ protège les vignes en tirant parti du rythme terrestre.

La complémentarité, l’essence d’un vignoble biologique et biodynamique

Le Domaine Bergeville est né comme un rêve, chéri et nourri pendant 14 ans. L’histoire du vignoble en est une de complémentarité : celle des vignerons, d’abord, mais aussi de l’individu et de sa famille, de l’être humain et de la terre… Marc Théberge et Eve Rainville se rencontrent à la fin de leur adolescence. Les 22 années partagées aiguisent les forces de chacun.

Autodidacte, Marc témoigne d’une créativité et d’une capacité stratégique propres à favoriser l’atteinte de ses objectifs. Sa maîtrise en génie électronique le prédispose à une débrouillardise bien utile pour construire le projet d’un vignoble. Quant à elle, Eve expérimente la gestion et l’administration comme chef d’équipe, lors de mandats en recherche et développement.

Leur amour de l’authenticité s’exprime alors qu’ils voyagent à travers le monde, cheminant de vignobles en vignobles. Ils apprécient l’importance de sauvegarder le terroir, notamment grâce à la culture biologique. Ils comprennent vite que la qualité de vie de leur famille passe par une alimentation sensée, respectueuse de l’écosystème d’où ils la tirent. Cette réalisation, combinée à leur besoin de se rapprocher de la nature, les pousse à choisir la culture biologique et biodynamique pour leur vignoble, leur rêve. Après s’être entourés d’agronomes et d’œnologues réputés, Marc et Eve conçoivent des vins à la hauteur de leurs valeurs : artisanaux, humains… et authentiquement québécois.

L’harmonie, l’engagement et l’évolution : 3 piliers du respect

Respecter l’être humain et la terre appelle une recherche d’harmonie entre ces deux parties d’un tout : les vignerons soignent le vignoble et le protègent, plus qu’ils n‘en tirent parti.

La viticulture conventionnelle prend de la terre, sans lui donner beaucoup en retour. La viticulture biologique redonne au vignoble ce qu’elle lui enlève. La viticulture biodynamique nourrit la terre plus qu’elle n’en récolte les fruits.

Les vignerons s’investissent de plus à toutes les étapes de la production. Ils ont planté toutes les vignes, conçu et bâti leur chai. Ils ont équipé le vignoble de A à Z. Leur engagement s’étend à leur famille et à leurs amis : les plantations et les vendanges sont de grandes fêtes, où se mêlent convivialité et enthousiasme.

Vous rencontrerez Marc et Eve lors de vos dégustations à la boutique. Le vignoble est en constante évolution. Grâce à la curiosité des vignerons et à leur désir de perfectionner leurs méthodes, les cépages choisis s’épanouissent. Ils s’expriment en force au cœur de vins mousseux, eux aussi en constante évolution.

LES CERTIFICATIONS

Une démarche respectueuse de la santé, alors que le produit final est un vin mousseux alcoolisé, c’est possible.
Pour cette raison, les vignerons ont obtenu des certifications biologique et biodynamique. Respecter l’environnement et ses fruits est, pour eux, la première étape d’une célébration saine.

Certification biologique

Certification biodynamique

Vin du Québec certifié

La terre à son meilleur:
des cépages et un terrain adaptés

Tout est pensé pour que la terre travaille à la mesure de ses capacités, ni plus ni moins. Seuls des cépages adaptés au climat québécois sont plantés au vignoble.
Saint-pépin, acadie blanc, frontenac, radisson… Si ces noms évoquent l’adaptation des colons au territoire québécois, les cépages qui les portent prouvent année après année qu’ils peuvent s’épanouir dans la Belle Province. Ils donnent des vins mousseux authentiques, fiers représentants du terroir d’ici.

Entre 2009 et 2017, 12 000 vignes ont été plantées sur 3 hectares, ou 30 000 mètres carrés.

Les vignes d’un même rang sont séparées par seulement 3 pieds, soit moins d’un mètre. L’espace entre les rangs est de 6 pieds et demi, soit 2 mètres. Cette densité stimule le sentiment de survie de la vigne, qui produit ainsi de meilleurs raisins. Les plants s’enracinent plus profondément pour capter l’eau et les minéraux nécessaires. L’irrigation devient donc superflue, sauf au moment de la plantation.

Le sol du vignoble, qui mêle limon et sable, est le témoin des glaciations et des mouvements géophysiques de ce coin de pays, d’où les pierres de tout genre émergent. Qui sait? Peut-être les vignerons y trouveront-ils un jour une pépite d’or… C’est du moins ce qu’ils se répètent, chaque printemps, lorsqu’ils dérochent les parcelles. En voilà, une motivation supplémentaire!

Le travail au champ:
évoluer au rythme du vignoble

La stratégie globale en œuvre au Domaine Bergeville renforce le système immunitaire des vignes, qui résistent alors mieux aux maladies et aux prédateurs. La prévention est à l’honneur: pas question pour les vignerons d’attendre un problème pour agir.
Un travail de taille

Les vignes débourrent normalement en mai, c’est‑à‑dire que leurs bourgeons éclosent après la première taille. Cette taille du printemps élimine les bois superflus, hérités de l’année précédente. Les vignerons taillent manuellement leurs 12000 vignes, aidés d’une petite équipe motivée.

D’avril à juin, les vignes reçoivent divers traitements qui les protégeront, pendant leur croissance, contre parasites et champignons.

Rendu nécessaire par l’absence de paillis de plastique autour des pieds de vigne, le sarclage mécanique et manuel des mauvaises herbes s’effectue toutes les deux semaines, de mai à octobre.

Une période de croissance contrôlée

En juin, les vignes sont « palissées », ou insérées à l’intérieur des fils releveurs, pour restreindre leur vigueur naturelle. Elles sont ensuite « écimées » pendant juillet et août, c’est-à-dire taillées au-dessus des fils releveurs et de chaque côté des rangs. Combiné à l’effeuillage, l’écimage optimise les conditions de véraison : à cette étape, la couleur du raisin commence à changer, signe que le fruit mûrit.

Après la véraison, les raisins qui mûrissent attirent les oiseaux. Comment les protéger? Les vignerons installent des kilomètres de filets sur les vignes.

Des préparations biodynamiques, à base de plantes, améliorent au besoin les conditions de croissance, en aidant les vignes à combattre les attaques fongiques, et en stimulant leurs défenses naturelles. Des situations extrêmes appelleront parfois des applications minimales de bouillie bordelaise, composée de cuivre et de chaux, ou de produits à base d’ail, de bacillus subtilis et de lacto-sérum.

Le temps des provisions

Le raisin atteint le taux désiré d’acidité et de sucre… Et commencent les vendanges! Cette étape marque le début de la vinification.

Cependant, le travail au champ continue. Le sol reçoit des apports ponctuels et des applications biodynamiques, qui touchent aussi les vignes, pour un aoûtement efficace et optimal… Un aoûtement? Les vignes s’aoûtent quand elles emmagasinent l’énergie pour survivre à l’hiver.

Le processus commence dès août, dont il tire son nom, mais se poursuit tout l’automne : plus cette saison est clémente, plus les vignes accumulent de l’énergie.

La préparation

L’hiver n’est pas une période de repos pour les vignes ni pour les vignerons. Pendant qu’elles se préparent à la croissance, ils entretiennent la machinerie, les accessoires, les bâtiments agricoles… Et ils planifient la prochaine saison.